3 ans ! – Adopte Un Premier Bisou 7


Partenaires Particulières a 3 ans ! Le 19 octobre 2013, nous postions la première partie d’Adopte Une Punkachien, une histoire bien perchée pour bien commencer le récit. Mais peut-être que vous ne comprenez pas de quoi on parle ? Alors jetez un oeil au sommaire juste ici, pour pouvoir lire les histoire dans l’ordre.

Aux dernières nouvelles, nous étions en quête d’un éditeur pour porter toutes ces histoires (et des inédites qu’on a en stock) sur le papier, mais aux yeux des éditeurs qu’on a pu rencontrer, ce n’est ni du roman, ni de la BD, donc ça rentre pas dans les cases, donc ça les rend un peu frileux. Grmbl.

Bon, alors on s’est dit qu’on allait faire ça tout seul comme des grands, avec pourquoi pas un financement participatif, et Pauline a déjà commencé à plancher en refaisant de nombreux dessins. Hélas, force est de constater que faire une BD papier c’est tout un métier, et qu’on a pas vraiment les compétences pour ça…

Du coup : plof. On espère toujours qu’un éditeur se rendra compte, au vu des commentaires que vous avez postés sous chacun des articles (plus de 1000 !), que ça peut valoir le coup de nous faire confiance !

Pauline a lancé sa page Facebook où elle publie régulièrement des dessins foufous dont elle a le secret, franchement vous devriez aller à faire un tour. Et pourquoi pas vous abonner, tiens.

pilaunekotolux

 

De mon côté, je continue d’écrire. Comme je l’ai dit, j’ai des histoires que j’avais gardées sous le coude, et j’en ai écrit depuis, alors je me dis que dans 1 an, il y aurait ptet moyen de relancer la machine, parce que ça me manque un peu, de publier ces histoires. S’il devait donc y avoir une « suite », une sorte de SAISON 2, forcément, le ton serait un peu différent, mais je crois que j’ai des choses étonnantes et belles à raconter. J’ai déjà posté quelques extraits sur la page Facebook ces derniers temps, d’ailleurs.

En attendant, pour fêter ce 3ème anniversaire, j’ai retrouvé dans mes cartons mon journal intime de lycée, et, alors que j’avais genre 16 ans, j’ai écrit l’histoire de mon premier bisou. Hé ouais, déjà à l’époque fallait que je pose sur papier le récit des emportements de mon cœur.

Bon, je vous préviens, c’est TRÈS cucul et plutôt mal écrit, mais en me relisant, je remarque que plus de 10 ans plus tard, j’ai pas tant changé que ça.

Voici une petite photo de mon journal illisible, et j’ai recopié le texte juste pour vous en dessous.

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Cliquouillez pour voir l’image en plus grand et remarquer que vous n’arrivez toujours pas à lire.

 

Adopte un Premier Bisou

(Je suis en première à ce moment là.)

« 16/05/2005

Alors que je vaquais à mes occupations inintéressantes sur internet, une pote virtuelle me demande ce que j’allais faire le lundi 16, vu que je n’aurai pas cours. « Rien », bien entendu. Comme d’habitude. Mais elle me donne l’idée d’aller chez Julie. Pas bête, mais ma peur de la réalité est toujours là, et je ne savais pas si ma lâcheté allait une fois de plus l’emporter. Julie se connecte, et je lui lance donc, comme par défi, un « je viens chez toi demain », tout en sachant que je trouverai probablement une excuse le lendemain.

Après une nuit agitée, ma volonté est plus forte que ma peur. « Ça ne peut pas durer ainsi éternellement », c’est ainsi que notre rendez-vous se fixa. Après m’avoir indiqué le lieu de notre rencontre, je me mis en route. Evidemment, aidé par mon sens inné de la désorientation, je me suis retrouvé à gravir Saint Clair, mais je me suis remis sur le droit chemin. Après avoir dévalé une rue, j’aperçois une silhouette. Elle, ou pas elle ? Telle est la question.

Au fur et à mesure, sa silhouette se rapprochait de l’image que j’avais d’elle. On continue donc le chemin tous les deux, en parlant de tout et de rien. 5 minutes plus tard, on entre dans une rue plutôt verte, sa résidence est au bout. J’entre et salue son frère ainsi que sa copine, qui étaient en train de manger (à 15h, il faut le signaler). On monte à l’étage et papotons, puis son frère nous propose de mater les Simpsons, ce que nous faisons. Durant le visionnage des épisodes, je sens qu’elle veut se rapprocher, moi aussi, mais que veux-tu, je suis plutôt passif, dans la vie. Elle repose sa tête contre mon épaule, et contre toute attente, je ne la repousse pas. Qui ne dit mot consent. Après s’être bien gaussés devant les Simpsons, direction la chambre de Julie où nous sommes restés le reste du temps. Assis sur son lit, nous avons longtemps parlé.

Le courant passe plutôt bien entre nous, même si j’ai toujours autant de mal à la regarder… intimidé. Après 2 bonnes heures de discussion, je m’allonge sur son lit, et en regardant chacun le plafond de notre côté, nous continuons à parler. C’est alors qu’elle me monte dessus, sûrement poussée par le désir de ne pas s’arrêter là, en me posant une question à laquelle il est plutôt difficile de répondre.

« Et là, tu fais quoi si je t’embrasse ? ».

Stress. Panique.

Premier truc qui me vient par la tête : « Je te cracherai à la gueule », des plus classique, ce qui ne l’empêcha finalement pas de mettre à bien son sombre dessein. Ses lèvres se collèrent donc aux miennes, et nos langues se mirent à danser ensemble. Le temps s’était arrêté, j’étais heureux. Heureux dans ses bras, heureux de l’avoir à côté de moi. Je fermais donc les yeux en espérant que notre fusion ne s’arrêta jamais. Sa respiration forte soufflait dans mon oreille, j’étais ému, « on dirait que tu as peur !« , me dit-elle. Oui, j’avais peur, peur de bouger et de tout faire s’écrouler, peur de me réveiller, peur que ce ne soit que ce rêve que j’ai fait récemment. Mais non, pour une fois, les rêves deviennent réalité, et le bonheur frappe à ma porte. Je caresse sa peau si douce, je sens ses cheveux, mon quotidien s’est évaporé, il ne reste que nous deux, sur ce lit, en train de vivre intensément. Mes problèmes disparaissent, seul notre amour subsiste, nous ne faisons qu’un. Le monde ne vit que pour nous.
Malheureusement, bien qu’on souhaite rester ici pour toujours, je devais partir, en ne sachant pas si je pourrais revivre un jour un tel bonheur. »

 

Aww. C’est y pas mignon ? Comme je suis un mec EN OR, je vais vous raconter la suite de l’histoire, qui est plus cocasse. Un soir, elle m’invite à dormir chez elle. J’avais pas de téléphone portable à l’époque, et je me voyais pas demander l’autorisation à mes parents, alors je me suis contenté de laisser un message sur la table : « Je reviens demain matin promis », avant de partir.

J’arrive chez Julie vers 17h, on se pose dans sa chambre et s’embrasse longuement à nouveau. J’ai l’impression d’être le premier homme sur terre à découvrir de tels délices. Vers 20h, son père frappe à la porte et demande à Julie, sans même me regarder : « Bon, ton ami devrait peut-être y aller, là ? », ce à quoi elle lui répond « Ah non mais il reste dormir ! », et moi, j’suis là, au milieu des deux, à n’être qu’un objet de leur conversation.

Les deux quittent la chambre pour s’expliquer dans le couloir, et je reste tout seul sur le lit comme un glandu. J’imagine que s’ils sont sortis, c’était pour pouvoir parler en privé, sauf qu’ils se gueulaient dessus et que j’ai tout entendu. Elle revient dans la chambre, victorieuse. J’ai le « droit » de rester cette nuit. Enfin, ce « droit », c’est elle qui l’a pris. Laisse tomber, j’étais en flippe total, et je ne voulais absolument plus croiser son père.

Elle vit dans une maison à étage, il n’y a que les chambres des enfants à l’étage. Le salon, la cuisine, la chambre des parents, les toilettes tout ça est au rez-de-chaussée. Je me suis donc interdit d’y aller, c’est le territoire du père et si je le croise il va me BUTER.

Holy shit. Je dors chez elle pour la première fois. Je crois bien que c’est ce soir qu’on va « le faire ». La pression. J’ai trop envie de pisser, bordel, mais les toilettes sont en bas, je peux PAS y aller. Cette envie pressante m’obsède, je ne pense qu’à ça, ça me bloque totalement, et finalement, il se passe rien de toute la nuit.

anniv3ans

Le lendemain, dès l’aube, je file avant que son père ne se réveille. Une fois chez moi, je suis accueilli par mes parents qui ont le mot que j’avais laissé à la main : « Qu’est-ce que c’est que ces conneries !? », je me suis fait foncer.

 

J’ai l’impression que dans ce récit, on pouvait déjà prévoir à quel point ma vie amoureuse serait bordélique. Si vous avez bien aimé cette histoire, y’en a plein d’autres à lire ici.
A bientôt (?)

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