Épilogue 77


00 - épilogue

(évidemment, si vous tombez sur ce chapitre en premier, ça n’a aucun sens de le lire.

Vous avez le sommaire avec les liens de toutes les histoires dans l’ordre ici)

 

Il y a 3 ans jour pour jour, j’étais plus bas que terre. Déraciné, loin de ma famille et de mes amis, me voilà projeté dans la banlieue de cette boursouflure aux vagues contours de ville que l’on appelle Paris. Les trottoirs sont à l’image des gens qui la peuplent : étriqués. On a l’impression d’être de trop. On se bouscule, on cherche sa place dans des métros bondés, dans des bars où il faut lutter pour prendre sa commande puis jouer des coudes pour ensuite la payer, dans des restos où il faut faire la queue avant d’être placés, dans des sites de rencontres où la concurrence t’étouffe. Ici, tu comprends à chaque seconde que tu n’es personne.
 
Sans la moindre vie sociale, mon quotidien dans ce collège difficile me vide de tout. Chaque soir, dans la médiocrité de ma mini pizza cuite au micro-ondes, je vois le reflet d’une vie gaspillée, toute tracée, embourbée dans un mal être qui s’ancre en moi.
 
Je passe mes nuits sur mon ordi, à mater les créations d’autres gens, à les envier d’exister. Et ça dure des semaines, des mois comme ça : je suis emprisonné dans la lueur bleutée de mon écran de PC comme un spectateur monochrome, face à sa seule fenêtre sur un monde en couleur.
 
Puis je me rends compte que personne ne viendra me chercher, que si j’ai beau être au sol, c’est tout de même à moi de trouver la volonté de faire quelque chose de ma vie pour ne pas me retrouver englouti et dévoré par  ce quotidien qui ne m’offre aucun horizon clair.
 
Et je me suis souvenu de la dernière fois que je m’étais retrouvé dans un marasme, où tout me paraissait noir. J’avais écrit un roman : Point Final. Et le simple fait d’avoir créé quelque chose, d’avoir focalisé ma noirceur et mon imagination sur quelque chose, ça m’avait fait aller mieux.
 

Alors j’ai décidé de parler de toutes ces rencontres que j’avais faites sur le net. Je les avais déjà racontées plein de fois à mes potes, ces histoires, et ils s’étaient bien marrés, alors je voulais faire rire le plus grand nombre. Faire rire sur quelque chose de très triste, finalement, parce qu’on va pas se mentir : dans ces histoires je vous donne à lire le décalage rigolo, mais sous le verni de ces rencontres, quand on gratte un peu sous la surface, on peut y déceler une bonne couche de solitude. Je ne parle jamais dans ces histoires du trajet long et chiant qui succède à chacun des rendez-vous, où je me sentais encore plus seul qu’avant, et où, petit à petit, je me rendais bien compte que le point commun à tous ces échecs, c’était moi, forcément.

 

Je voulais aller par-delà la petite histoire marrante, je voulais parler de cette insatiable quête de l’Autre, de tous les moyens mis à notre disposition pour entrer en contact avec quelqu’un, qui que ce soit d’ailleurs, qui hélas n’offrent qu’une effroyable solitude. Cette quête effrénée d’un autre, qui peu à peu prend les contours d’un pansement.

L’idée, c’était ça : happer le lecteur avec des situations drôles et étonnantes, pour l’emmener petit à petit vers un récit plus intime. Depuis le début, le chapitre final était bien censé porter sur mon ex, non pas dans le but de la « récupérer », comme certains d’entre vous ont pu le penser, mais plus dans l’objectif de célébrer notre relation unique. Comme pour montrer que d’une relation aussi chaotique et tumultueuse pouvait naître quelque chose de beau.

 

Tout ce que j’ai raconté sur ce blog date d’il y a au moins quelques mois. Nous sommes maintenant dans l’hyper présent. Jusqu’à très récemment j’avais prévu de publier un épilogue terriblement noir, qui terrasserait tout espoir et jetterait une ombre sur tout le reste du blog. Je voulais faire ressentir cette insoutenable solitude qui m’a accompagnée ces trois dernières années, et qui m’accompagne encore.

J’avais demandé à la talentueuse JMLK, qui a déjà fait la couverture de Point Final, d’illustrer ce dernier récit que j’avais écrit. Ce serait à mes yeux un véritable gâchis de ne pas les partager avec vous, tant elles sont belles et traduisent à merveille ce que je voulais exprimer.

01 - pecho

La première illustration représente cette épiphanie, lorsque je me rends compte que, si « pécho » a longtemps été mon objectif, coucher avec quelqu’un pour qui l’attirance mutuelle n’est qu’une question d’ennui et de circonstances n’apporte vraiment pas grand chose. Quand une fois consommé(e)s on n’a plus rien à se dire, alors ce qui suit est une solitude qui se multiplie par deux. Les amants se muent en aimants qui se repoussent, et regrettent.

 

02 - quasimodo

La seconde traduit l’image assez négative que j’ai de moi-même : cette impression d’être prisonnier de mon corps, de n’être qu’une carcasse ambulante qui n’arrive pas à exprimer ce qu’elle a en elle. Cette nécessité pesante de faire comme si tout allait bien au quotidien, alors que mon esprit est tourmenté par mille angoisses.

03 - attendre

Sur la troisième illustration, on me voit, calvitie au vent, allongé sur mon lit à attendre. J’ai souvent considéré que je vivais ma vie comme on purge une peine, à attendre, patiemment, enfermé dans ma prison mentale, que quelqu’un ou quelque chose m’aide à m’évader.

04 - trou

La dernière, quant à elle, représente ce vide dans le cœur que j’ai essayé de combler par cette Autre que j’imaginais pouvoir, ou même DEVOIR me combler. Mais force est de constater que cette Autre a elle-même besoin d’être comblée, et il ne faut pas être dans l’attente d’une guérison, mais plutôt d’une entraide mutuelle.

Ce chapitre, qui était le plus long d’entre tous, était entièrement écrit à la main, comme pour se débarrasser de tout ce fard qu’est la mise en page. Je ne voulais pas rendre la chose plaisante à lire, mais plus proche de la réalité.

05 - néant

Ça donnait un truc comme ça.

Si je n’ai pas publié ce chapitre terriblement noir après avoir passé près de deux ans à l’écrire, à le peaufiner, à le réécrire, à le vivre entièrement, c’est parce que j’ai cette impression qu’aujourd’hui, il ne me ressemble plus totalement.

Et si je vais mieux aujourd’hui, si je ressasse moins souvent toutes ces pensées, c’est pour plein de raisons : je travaille dans un collège où je me sens mieux, je vois des amis plus souvent, j’essaie de sortir un peu plus, je rencontre un relatif succès avec « Monsieur Le Prof », et surtout, j’ai réussi à aller au bout d’un projet qui me tenait à cœur : Partenaires Particulières, évidemment.

 

Pour vous, c’était peut-être juste un blog qui publiait un chapitre par mois, mais pour moi, c’était limite une obsession. Comme je le disais, ça phagocytait mon esprit et m’évitait beaucoup de pensées noires. Il me canalisait. Mes journées n’étaient plus vaines, puisque je créais, que je laissais derrière moi des histoires qui étaient lues. Et j’étais tellement heureux de découvrir les dessins de Pauline, qui me faisaient marrer à chaque fois, et de voir la mise en page de Claire puis Clémentine qui donnait vraiment vie aux textes. Grâce à elles, j’étais le premier lecteur de ce blog. Elles donnaient forme à ce que j’avais dans la tête, et pour ça je les remercie encore une fois.

 

Et puis il y a vous, forcément. J’avais un peu peur de vous perdre en postant des chapitres moins drôles, mais vous avez suivi tout ça jusqu’au bout, et les très nombreux commentaires et messages reçus m’ont beaucoup touché. J’avais l’impression de ne raconter qu’une histoire plutôt banale, mais l’écho que ce récit a pu trouver en certains d’entre vous me fait dire que ça va peut-être un peu plus loin. Merci à tous ceux qui ont pris la peine de partager ce que ces chapitres leur avait fait ressentir, c’est à mes yeux la meilleure des récompenses quand on écrit quelque chose, au-delà des compliments sur le style, qui me font plaisir mais que j’ai toujours du mal à accepter.

 

Et maintenant ?

 
Je n’ai jamais eu de nouvelles de la Punkachien (Adopte Une Punkachien), de Séverine (Adopte Un Nain Pervers), d’Hélène (Adopte Une Amélie Poulain) d’Isabelle (Adopte Une Milf) ou de Rebecca (Adopte Une Américaine).
 

Juliette (Adopte Une Blogueuse Mode) m’a contacté suite à la publication de mon chapitre. Elle n’était pas satisfaite du portrait que je faisais d’elle et m’a expliqué pourquoi elle avait disparu du jour au lendemain. Elle vivait une période difficile à tous les niveaux (études, amours, famille) et s’est coupée de tout pour mieux prendre du recul sur les choses.

 

Laure (Adopte des Boobs) a quant à elle bien apprécié le chapitre qui lui est consacré, ça l’a bien fait marrer. On parle parfois sur Facebook pour prendre des nouvelles : elle est en couple depuis deux ans. Et elle m’a dit un truc qui rejoint bien la conclusion d’Adopte Une Rose : « Être en couple, ça veut pas forcément dire qu’on a trouvé le bonheur, ça veut juste dire qu’on essaie au quotidien d’y arriver, et ce, aux côtés d’une autre personne. Être en couple, c’est pas une fin en soi.« 

 

Je n’ai plus vraiment de nouvelles de Camille (Adopte Un… Mec ?). On s’est pris la tête pas mal de fois pour des conneries. C’est quelqu’un avec qui j’avais adoré parler « en vrai », mais sur le net, c’était pas évident de garder contact sans se prendre le bec.

 

J’avais revu Morgane (Adopte Un Écran) et Ninon (Adopte Une Geekette) sans qu’il ne se soit passé quoi que ce soit. On ne se parle plus trop, on se contente de communiquer à coups de « likes » sur nos statuts et photos Facebook.

 

Lucie (Adopte Une Collectionneuse) m’a proposé de boire un verre à Paris il y a genre un an. Elle devait avoir un nouveau meuble à monter, j’imagine. J’étais très curieux de la revoir après tout ce temps, parce qu’elle me fascine vraiment, mais j’ai eu la flemme.

 

On discute parfois avec Zoé (Adopte Une Artiste), et je parle souvent d’elle à mes potes. C’est quelqu’un pour qui j’ai toujours énormément d’affection, et savoir qu’elle va bien (ou mieux, tout du moins) est une des choses qui m’apaise. Quand je suis bourré je lui envoie des messages, c’est pas mal. Ça fait 3 ans qu’on ne s’est pas vus, on parle souvent de se voir un week-end, mais les 400 km qui nous séparent ont jusqu’à présent eu raison de notre motivation. 

 

J’ai revu Clara (Adopte Deux Meufs) assez régulièrement quand elle était à Paris. On a fait pas mal de concerts ensemble. Elle avait commenté le chapitre qui lui était consacré, c’était assez intéressant. C’est une meuf qui m’intrigue beaucoup parce qu’elle représente à mes yeux une certaine idée de la liberté. Elle voyage toujours à droite à gauche et est partie cette année faire ses études à Buenos Aires. Souvent, elle vient me demander « Ça va ? » ou « Quoi de neuf ? » sur Facebook, c’est gentil.

 

Ça fait depuis un an que je me dis qu’il faudrait que j’appelle Chloé (Adopte Un Premier Amour) pour lui parler de son chapitre, et de tous les commentaires qu’il avait suscités, mais je n’ose pas. Pourtant, je lui avais déjà fait lire ce texte il y a bien longtemps (avant même que Partenaires Particulières n’ait commencé). Un jour, peut-être…

 

Avec Éléonore (Adopte Un Alter Ego), ça a été très compliqué. On avait repris contact avant la publication de l’article, mais celui-ci ne lui a VRAIMENT pas plu. On s’est pris la tête, incompréhension mutuelle : je trouvais que le chapitre était puissant et la mettait en valeur, tandis qu’elle trouvait que je tordais les faits pour raconter une histoire qui n’était pas celle qu’elle avait vécue. Depuis, on a fait la paix, même si c’est parfois encore tumultueux. Je garde de toute cette histoire une véritable amie, que j’admire autant qu’elle m’effraie. On s’est lancés dans un projet d’écriture en commun, dont je vous parlerai quand il commencera à vraiment prendre forme. Elle a également commencé à écrire « Adopte Un Alter Ego » de son point de vue.

 

J’ai revu Laura (Adopte Un Autre Regard) quelques fois pour aller boire des bières. J’ai vraiment apprécié le fait qu’elle écrive son propre chapitre, il donne un point de vue vraiment intéressant et contrebalance un peu mes récits. Elle a déménagé de Paris donc c’est plus difficile de se voir.

 

Je sais bien que Flore (Adopte Une Rose) détestait ce blog, et malgré tout, j’ai fait un chapitre sur notre histoire. Flore, la seule qui m’ait véritablement aimé d’un amour infaillible, qui ne m’a jamais rien fait de mal, et à qui j’ai cruellement fait subir mon besoin de me raconter, d’aller jusqu’au bout de mon projet.

Ça me semblait nécessaire. Je trouve notre histoire magnifique et puissante parce qu’elle retrace toute la beauté et les difficultés d’une relation. On part sur les frémissements de cœurs adolescent, et la relation continue, on voyage, on se retrouve, on s’apprivoise, mais la vie et ses incertitudes, ses angoisses et surtout les expériences passées font que les personnes que nous étions ont bien changé.

J’ai raconté cette histoire parce qu’elle était vraie et chargée de bons souvenirs, et parce qu’elle démontre une évidence : il ne faut pas considérer l’autre comme un pansement, comme quelqu’un qui peut nous faire devenir Un et qui chasserait tous les maux de notre tête.

Alors oui, évidemment que la culpabilité me bouffe de l’intérieur, que j’ai fait du mal à Flore en publiant cet article. Et bien souvent je me dis qu’elle aurait été plus heureuse si elle n’avait jamais croisé mon chemin.

 

Et puis il y a Pauline, forcément. Comme je l’ai dit plus haut, le but d’Adopte Une Ex n’était pas de la « récupérer », ça fait un bail que j’ai compris que c’était vain, et même si les femmes que j’ai rencontrées sur le net ont longtemps été dans son ombre, j’ai peu à peu compris que cela n’avait aucun sens de la chercher dans les bras des autres. C’est Zoé et Éléonore qui me l’ont fait comprendre : j’ai vu dans leur singularité qu’un ailleurs était encore possible. Et c’est pour ça que j’ai osé me lancer avec Flore, tenter de vivre quelque chose avec elle.

Faire ce blog avec Pauline, c’était au départ s’assurer de ne pas céder à ce besoin parfois présent et pressant de s’éloigner, à cette volonté d’être indifférent à l’autre pour moins souffrir. C’était créer un fil rouge qui nous permettrait de ne pas nous perdre. Ça a parfois été très violent et pesant, pour l’un comme pour l’autre, mais je crois qu’à terme on a réussi à faire de tout ça quelque chose d’assez unique.
 
 

J’ai contacté plusieurs maisons d’éditions pour faire un livre à partir de ce blog, comme j’envoyais des « charmes » à l’époque. Et comme à l’époque, je ne « corresponds pas à leur ligne éditoriale. » En somme, je me prends des râteaux à vouloir raconter mes râteaux.

Malgré tout, on ne se débine pas, et avec toute l’équipe, on travaille de notre côté pour faire un bouquin en autoédition. Ça sera un travail très long, puisqu’il faudra refaire de nombreux dessins et adapter la mise en page au livre, mais ça fera, je l’espère, un bel objet. Il y aurait, en plus des dessins retravaillés, au moins deux histoires bien barrées et inédites, donc franchement, si j’étais vous, je dirais « AH ÇA OUI J’ACHETE. »

Pauline améliore les dessins pour une publication papier

Pauline améliore les dessins pour une publication papier

 

Aujourd’hui, j’ai arrêté de traîner sur les sites de rencontres. Après une trentaine de rendez-vous, on a l’impression de bien en avoir fait le tour, surtout que mes échecs étaient bien plus nombreux que mes piètres « victoires ». Toujours le même schéma, toujours la même mécanique : moi, ce qui m’intéresse, c’est quand le cœur s’emballe, c’est quand un regard nous révèle une autre route possible.

 

Mais entre temps, suite à la création de mon compte Twitter et de ce blog, je suis devenu « quelqu’un », il paraît. Mes potes me disent que c’était pas normal, qu’à partir de 10 000 followers je devrais être en train de pécho comme un ouf, alors à plus de 100 000 laisse tomber.

 

Et c’est vrai que parfois, je reçois des messages privés sur la page Facebook de Partenaires Particulières de lectrices qui s’attachent plus que de raison au personnage/à l’auteur. Ma première réaction est toujours de m’en défendre, de leur dire que je suis clairement moins bien en vrai, et que tout ce qu’elles lisent est un peu enjolivé. Je sais pas trop pourquoi je fais ça… par peur de les décevoir, certainement.

 

Donc non, j’ai pas vraiment profité de ma pseudo célébrité pour pécho ; à la limite, le seul truc qui change, c’est que je suis parfois invité à quelques soirées dont je finis par me barrer plutôt frustré, faute d’avoir réussi à me sociabiliser.

 
C’est lors d’une de ces soirées que j’ai rencontré Élise.
 

06 - lectrice

Allez, une dernière histoire pour la route… c’est bien parce que c’est vous.

 

C’est la seule personne avec qui j’ai pu parler de musique baroque et de Bach après quelques minutes, et c’était assez exaltant. Même si nous n’avions pas fini la soirée ensemble, nous avions continué à échanger régulièrement par texto. Des textos très irréguliers de sa part, vu qu’elle a un mode de vie plutôt chaotique, entre crises d’insomnies et deadlines constantes pour les articles qu’elle publie sur le net. Textos irréguliers, mais toujours longs et intéressants : on s’échangeait notamment des musiques à écouter ou des films à voir, et on suivait scrupuleusement les conseils de l’autre. C’était véritablement enrichissant.

 

Lorsqu’elle m’a annoncé qu’elle voulait voir un film au cinoche, j’ai sauté sur l’occasion pour lui proposer de l’accompagner, même si je ne connaissais absolument pas le film en question : il n’était à mes yeux qu’un prétexte. Je brûlais de la revoir depuis 2 semaines.

Nous sommes le jour J, tant attendu. Je prends le métro pour la rejoindre et reçois : « Suis au café devant l’UGC Danton je suis inloupable »
 

Et en effet, elle est bien inloupable, avec son look unique et ses yeux immenses. On est dans une situation un peu asymétrique : elle me suit sur Twitter depuis longtemps, réagit souvent à ce que je raconte, et lit d’assez près le blog où je déballe toute ma vie sentimentale, alors que moi, je ne la connais finalement que depuis cette soirée, et je ne sais pas grand chose d’elle. Le fait qu’elle ne détale pas en ayant lu mes frasques est pour moi plutôt encourageant.

 

A peine assis, on se met à parler d’elle, le courant passe bien. On parle de ses études, de ses ambitions, de sa vision de l’anglais au collège, de ses insomnies, des entretiens qu’elle a passés, et puis la conversation porte ensuite sur moi, et c’est là que ça tourne mal.

 

Parce que le problème, c’est que je me sens bien en sa compagnie, et je n’ai pas envie de mettre un quelconque masque pour tenter de lui parler. J’ai pas envie d’arrondir les angles et d’essayer de me vendre. Nan, j’ai juste envie d’être vrai, honnête, et du coup quand elle me parle de l’agreg’, bah je lui fais part de ma peur de l’échec et de ma fainéantise. Quand elle me parle de la fin de l’année, des vacances, tu lui dis qu’à chaque fois que tu quittes tes élèves, tu as l’impression de mourir, parce que tu ne les reverras jamais. Et de fil en aiguille j’en viens à mentionner des morceaux de noirceur qui me collent au crâne. Putain mais quel con, c’est la deuxième fois que tu la vois et tu lui déballes toutes ces conneries.

 

Elle voit clair en toi en plus, elle te le dit direct : « On dirait que t’aimes bien être triste », et y a clairement de ça. La première fois qu’on te l’a dit, c’était en seconde, et ça n’a pas beaucoup changé depuis. Tu es souvent triste et mélancolique, et quand t’es heureux, t’as l’impression de ne plus être toi ; pire, tu as l’impression de te trahir. Alors t’y reviens sans cesse. Parce que quand t’es triste, t’es au bord de l’implosion, et pour survivre, tu crées : tu écris, tu as des idées, des projets, tu bouillonnes, et ce sentiment te plaît. Quand tu es heureux, tu as l’impression de ne pas être productif, et un sentiment de culpabilité surgit.

 

Donc tu es là, face à elle, et chaque phrase que tu prononces est comme un coup de pelle : tu t’enfonces. C’est agréable, de discuter avec elle ; du haut de ses 20 ans, elle a un recul assez incroyable sur le mal-être, tu sais qu’elle est passée par là, et tu la sens apte à comprendre. Mais bordel, au fond de toi, tu sais bien que sa culture, sa curiosité, son visage, ses mains, ses yeux, tu aimerais t’en approcher très près. Discuter c’est cool, c’est sûr, mais au fond de toi, tu te verrais bien être posé sur un lit à discuter toute la nuit, à regarder des films, à s’envoler sur fond de Bach : à être plus intimes, au fond. Et là, tu t’agites, tu parles trop, et tu fais l’épouvantail.

 

Quand elle te dit qu’elle évite de s’engager dans une relation avec des gens qui ont « trop de problèmes », pour éviter d’être l’éponge de leurs névroses, tu le prends pour toi. Tu sais bien que tu peux te gérer tout seul, que généralement tu gardes tous ces trucs en toi, mais ça va tellement à l’encontre de ce que tu montres à cet instant.

 

Et comment lui faire comprendre ? Elle lit ton blog, elle est censée savoir que t’es pas le plus doué, que t’es maladroit et que tu n’arrives pas à t’exprimer. Au fond de toi, t’aimerais bien que du coup elle ait les clefs pour te décoder, et que ce soit évident pour elle qu’elle te plaît. A un moment de la conversation, elle te dit qu’elle a une sorte de « décodeur » pour savoir ce que les mecs veulent d’elle. Tu lui demandes : « Et ton décodeur, il te dit quoi de moi ? »

 
« Toi, j’arrive pas à te cerner. »
 
Vraiment ? A mes yeux tout semble si clair pourtant.
 

Vous reparlez de la soirée où vous vous êtes rencontrés, elle t’apprend qu’elle a « pécho » un autre mec. T’as beau pas être sûr de savoir ce que « pécho » veut dire, ça te bouffe un peu, t’es jaloux, parce que tu sais que l’autre et elle n’ont pas grand chose en commun. Mais l’autre, il gère mieux. L’autre, il est « fun », il est pas ce type qui se lance dans des grands discours sur l’esthétique de l’échec après deux bières.

 

Et t’es justement en train de vivre un échec bien esthétique, ouais. T’arrives à TOUT foirer, même la rencontre avec une demoiselle qui a un super a priori sur toi et qui n’est pas rebutée par tes créations et lubies un peu cheloues.

 

Mais ses yeux… ses yeux, putain, comment ne veux-tu pas perdre tout contrôle quand tu les croises ? Ils sont immenses et exaltés, ils ont cette folie douce qui en dit long sur le caractère. Ils sont comme une œuvre d’art qui se redessine à chaque battement de cil, comme un nouveau territoire à découvrir à chaque instant, et tu pourrais y errer des heures avec la paix au cœur. Tu évites habituellement le regard des gens, de peur d’y voir un quelconque jugement, mais le sien ! Ah, le sien était comme un aimant, et si tu détournais les yeux, c’était comme pour respirer entre deux bouffées de sublime !

 

Ses yeux, ses joues, son sourire, tout sonne comme une évidence, comme un apaisement des tourments qui t’animent.

Et quelque part, tu lui en veux un peu. Elle sait quand même qui tu es : ce type qui a du ressenti à en revendre, qui vit chaque sourire de femme avec une sensibilité telle qu’il est obligé d’écrire à son propos, d’en faire tout un blog, même. Quand elle est là, face à toi, ne se doute-t-elle pas qu’une histoire est en train de naître sous ses yeux ? Que déjà tes doigts frémissent à l’idée d’exprimer ce que tu n’as pas su communiquer ?

 
Tu n’auras jamais vraiment de réponse à ces questions.
 

Vous vous faite la bise en deu-spi sur les quais du métro : « Tu m’dis et on se revoit quand tu veux ! » qu’elle te dit.

 
« Woah, quand je veux ? »
 
 

J’aurais bien aimé la revoir tout de suite, moi. Mais je la presse pas, j’envoie juste un ptit texto pour dire que j’ai passé une bonne soirée.

Pas de réponse ; jusqu’à présent, le fait qu’elle prenne du temps à te répondre te dérangeait pas spécialement, maintenant tu comptes les secondes.

 
Puis les jours.
 
Puis les semaines.
 
Puis les mois.
 
Jamais je ne l’ai revue.
 
En somme, certaines choses ne changent jamais.

Fin.

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comments


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77 commentaires sur “Épilogue

  • debyoyo

    Sympa comme petite conclusion, j’espère qu’elle lira cet article et que l’on aura une photo de ces yeux, tu m’as donné encore envie de rencontrer quelqu’un,

    Merci et adieu sur ce blog Cher Partenaire Particulier

    Debyoyo

  • Vanessa

    C’est la claque…
    Lire cela ce soir, quand j’en suis moi même à ce niveau… Quand cette solitude te prend et qu’elle te déchire le coeur…
    Pouah je viens de me retrouver sans le plus dans ce dernier billet… Cher William vous êtes quelqu’un de bien, vos failles font de vous quelqu’un de bien

  • Anonyme

    J’avais déjà laissé un message sur le style, que je trouve magnifique, de l’auteur. Parce que c’est plus facile que de parler du reste. Toutes les histoires m’ont touchée, m’ont souvent fait rire, ou pleurer. Mais surtout c’était devenu une sorte d’addiction de les lire, tout comme les posts de Monsieur le prof, un point d’ancrage. Mon histoire, ce que j’ai vécu, ma personnalité, tout est vraiment très différent (aucun point commun même je pense) mais je me retrouve dans toutes ces histoires. Il faut dire aussi que le « marasme », évoqué à un moment, je suis en plein dedans suite à une rupture très difficile. Plusieurs fois j’ai essayé de m’en tirer, en créant justement, ça m’a fait du bien mais à chaque fois je finis par manquer de persévérance, et puis comme ça fait du bien, je me sens mieux donc je passe à autre chose, avant de retomber de nouveau dans le marasme. Ca fait peu de temps que je suis « Partenaires Particulières » et longtemps que je n’avais pas réessayer d’écrire mais en suivant le blog cette idée m’est revenue comme une évidence, comme la seule solution. Après on n’a pas tous le même talent et pas tous le même courage de s’exposer comme c’est fait ici (j’avais lu quelque part que Proust avait attendu que sa mère meurt avant d’essayer de publier La Recherche). Ce que tu as créé est magnifique.

  • Shae

    La claque… Je crois que ce qui fait la beauté de tes écrits, en omettant ta si jolie plume, c’est le fait qu’ils renvoient tes lecteurs à leurs propres failles, leurs propres parts d’ombre. J’ai tellement espéré une belle fin, ça me tort les tripes pour toi. En tout cas, quand ton livre sortira, je l’achèterai. Tu pourras manger autre chose que du fromage de la cantoch, du coup. Allez William, courage, prends ce que la vie a à t’offrir, et laisse ta tristesse là où elle devrait être : Dans ton passé.

  • H.B.

    Merci à toi pour ce blog, qui est juste magnifique.
    Bien triste cette dernière histoire, je suppose que tu fais parti des nombreux qui s’attachent et tombent comme une fleur dès qu’une fille s’intéresse ou fait mine de s’intéresser à toi :(.

    Tu as l’air anxieux/un peu dépressif, tu t’es jamais intéressé à des trucs comme la méditation? Il y a pas mal d’études qui ont démontré les bienfaits(résumé par ces infographies: http://www.emmaseppala.com/10-science-based-reasons-start-meditating-today-infographic/ / http://www.emmaseppala.com/top-10-scientific-benefits-of-compassion-infographic/ / http://www.ncbi.nlm.nih.gov/gquery/?term=meditation (je t’invite également à chercher « long time meditation(et compassion) study » pour voir les effets à long terme). Si ça t’intéresse dis-moi ou envoie un mail, je pourrais t’envoyer le nom de 2/3 bouquins pas chers et où tout est expliqué par des gars qui s’y connaissent et ont des dizaines de milliers d’heures de pratique ;).

  • Anonyme

    Cher William, tout simplement merci. Par ce que nous, humbles lecteurs, découvrons de toi, tu parais être un mec qui aime le noir, oui, mais fondamentalement quelqu’un de bien. Des failles, des fêlures et même des crevasses, soit. Mais une belle personne qui l’ignore avant tout. Alors merci pour cette oeuvre et si je peux me permettre un simple conseil : quand un rayon de soleil ou un regard de femme se posera sur toi, la prochaine fois, oublie tout et souris.

  • ForEverAlone

    Salauuuuuud c’est quoi cette fin en mode poignard dans le cul !

    Mais en définitive j’adorais tes histoires car je m’identifiais pas mal au désespoir qui leur était ancré (souvent nuancé par un humour bienvenu, notamment au travers des dessins, cimer Pauline), mais au final il y a quand même pas mal de nanas intéressantes qui sont entrées dans ta vie, c’est déjà pas mal car c’est pas forcément le cas de tout le monde. Genre pas du tout.

    J’attends avec impatience la version du point de vue féminin de « Adopte Un Alter Ego », c’est souvent très intéressant (et légèrement déprimant, mais c’est une autre histoire)

  • Vital

    Ca aurait été compliqué de lui dire que tu tombais amoureux. Elle aurait pris peur. Mais ce joli texte si elle le lit elle verra que derrière tes mots, ton mal-être « vernis » et ton narcissisme, elle aurait pu tenter. Ne serait ce qu’un second rendez-vous.
    Allez courage

  • Anonyme

    Oh.
    Et donc, c’est fini… ça me paraît si étrange.
    En tout cas, félicitations pour ton oeuvre, j’ai adoré découvrir ton personnage.
    L’aventure n’est pas terminée pourtant ! J’attends le format livre avec impatience.

  • Tiffany

    Littéralement la fin est faite sur mesure je trouve cela parfait. Sentimentalement mon cœur bas tout vite tes mots percent… Quand à la vie, je devrais être instit mais ma feignantise et mon goût de la vie me barrent un peu la route… J’espère y arriver! Tu parlais bien de feignantise et tu as réussi alors pourquoi pas moi Quant aux histoires hommes femmes… Je n’ai plus les mots alors je vais me taire! Merci pour ce blog!!!

  • Sébastien

    C’est difficile de t’exprimer à quel point j’ai aimé ce que tu as créé. J’ai tout lu, aussi vite que possible, lecteur boulimique face à une nouvelle œuvre de talent. C’était vrais et c’était juste, et puis c’était drôle.
    J’ai pas su quoi dire avant, alors puisque c’est fini, je me permet juste de te remercier pour avoir pu partager tout ça. Si c’est une carrière d’écrivain qui t’attends, je la suivrait avec plaisir.
    Et ton jeu j’te l’ai déboiiiiitééé !!

  • Zoufasse

    Je me retrouve énormément dans tout ce que tu racontes, c’est vraiment rassurant…
    C’est marrant, une part de moi lisait ton blog en m’attendant à une chute de ouf, et puis en fait non, parce que dans la vraie vie, ça se passe pas comme ça !
    En tout cas, merci pour toutes vos créations, c’était rigolo et touchant tout du long… Bravo !

  • Naïka

    Merci, ce que vous écrivez est vraiment beau. Je n’avais encore jamais commenté, mais là, c’est le moment de vous remercier pour toutes les émotions à travers lesquelles vous m’avez fait passer au cours de ce blog. Et pour m’avoir fait sentir moins seule dans la solitude et la noirceur que vous décrivez si bien.

    Tout simplement, merci.

  • DeProfundisClamavi

    Je suis une lectrice silencieuse de ton blog depuis quelques temps, mais j’ai pensé que je devais t’écrire mon ressenti pour le grand final.
    Bordel.
    Tu as raison, Partenaires Particulières, c’est plus qu’un type qui raconte ses déboires amoureux sur fond d’auto-dérision. On sent bien dans les derniers paragraphes que tu avais besoin d’écrire ce blog.
    D’une certaine façon, je comprends ce marasme duquel tu parles, cette sorte de création dans la tristesse, comme s’il était toujours plus facile de produire quelque chose de puissant avec des sentiments noirs. Comme il est plus plaisant de se complaire dans son malheur. Tout le monde fait ça.
    Je pense que Partenaires Particulières n’a pas été un exutoire seulement pour toi, mais que beaucoup ont pu se retrouver dans ces lignes. Alors merci de nous avoir partagé tes aventures, tes tourments, ta vie, tout simplement, à travers ces histoires. Et si ton épilogue est triste, il clôt malgré tout cette épopée de manière magistrale.
    Je ne voyais pas vraiment de fin pleinement heureuse à Partenaires Particulière, mais je dois te dire que je suis heureuse que tu aies abandonné cette idée d’épilogue noir pour le remplacer par celui-ci, teinté de mélancolie, d’un peu de lassitude aussi, mais également d’une touche…d’espoir ?
    Si cette histoire est finie, c’est parce que tu en as décidé ainsi, et donc que tu n’en as plus besoin. Et ça, ça veut bien dire quelque chose.

    Merci de nous avoir fait rire, pleurer, vivre avec toi tout au long de ces péripéties. Je te souhaite plein de bonnes choses.

    (Si Partenaires Particulières sort chez mon libraire, alors je foncerais l’acheter)

  • Anonyme

    Merci. T’as vraiment l’air d’être un mec passionnant William, et tu mérites d’être heureux. J’espère que tu tiendras au courant tes lecteurs quand tu auras trouvé « the one ». Superbe travail encore une fois, merci pour ces histoires, peu importe la noirceur au final, c’est ton côté « vrai » qui compte.

  • Hailie

    Bonjour,
    J’aime te lire, je te l’ai déjà dit. Ton épilogue m’a touchée parce que tu es vrai et que chacun d’entre nous, en te lisant, reconnaît sa ou ses petites failles.. Je continuerai à te suivre parce que tu me fais rire et pleurer parfois, parce que je fais lire tes statuts à ma fille de 15 ans et « on se tape des barres » comme elle dit..
    Je t’ai connu par hasard sur facebook il y a moins d’un an et j’ai tout de suite senti cette sensibilité qui me boulverse. J’ai hâte de te lire en autoédition.
    Bon weeknd

  • Chloé

    Je n’ai jamais commenté ton blog mais je l’ai vraiment adoré. Pourtant je ne suis pas spécialement des histoires comme ça sur internet mais ton style d’écriture m’a plu ainsi que ce que tu as pu y décrire tout du long, alors je tenais juste à te le faire savoir par message. Je viens régulièrement sur ta page Facebook aussi pour suivre tes anecdotes, c’est d’ailleurs ça qui m’a mené à ce blog. Je me suis retrouvée dans pas mal de traits chez toi, plus le fait que je pourrais aussi être prof d’anglais vu que c’est ma formation de base même si je ne suis toujours sûre de rien, et tu m’as aussi rappelé quelqu’un qui est très proche de moi par moments. Je suis en couple pourtant mais je suis aussi pas mal tourmentée dans mon genre donc je comprends cette remarque, sur le fait que tu te complais dans ta tristesse. Je m’étais moi-même déjà fait cette réflexion au final mais j’ai l’impression que ça m’aide à réfléchir, à voir plus loin, même si je dois me trouver des exutoires pour éviter l’implosion.
    Bref je me perds mais je voulais juste te dire que tout ce que tu racontais me parlait et que j’adore te lire donc merci !

  • Croustiti

     » Parce que quand t’es triste, t’es au bord de l’implosion, et pour survivre, tu crées : tu écris, tu as des idées, des projets, tu bouillonnes, et ce sentiment te plaît. Quand tu es heureux, tu as l’impression de ne pas être productif, et un sentiment de culpabilité surgit.  »
    -> Moi, depuis toujours.

    Très bonne fin de blog, félicitation!

  • Tom

    noooooooooooon !!!!
    C’est nul qu’Elise ne t’ait jamais rappelé…
    Ca fait plus de deux ans et demi que je lis ton blog, toujours avec excitation à l’idée de découvrir tes nouvelles aventures dans lesquelles je me reconnaissais tellement (même âge, même solitude dans les rencontres via réseaux sociaux). Je t’ai ensuite suivi sur twitter où tes fulgurances sont responsables de plusieurs éclats de rires par jour, merci pour les techniques de profs que j’utiliserai quand je changerai de carrière !
    Tu m’as tuer (comme Omar) avec : « Mes potes me disent que c’était pas normal, qu’à partir de 10 000 followers je devrais être en train de pécho comme un ouf, alors à plus de 100 000 laisse tomber »…
    Tu nous fais un nouvel épisode de PP quand tu rencontreras une groupie ?

  • Triste&Vagabonde

    Oh man…
    Je ne sais même pas quoi dire, depuis quelques semaines les pensées se bousculent mais aucune ne saurait exprimer ce que tes histoires ont évoqué en moi. Je me suis retrouvée dans ta mélancholie, et dans les profils de celles que tu as rencontrées, et j’ai res-senti mes émotions d’avec lui, la douleur, et les envolées d’espoir et les regards interminables. C’est peut-être un peu maso, mais ça m’avait manqué, cette tristesse pure, ce temps où je ressentais tout plus profondément, ce mal qui fait du bien.
    Bien sûr, je me suis identifiée à toi, et identifiée à elles, et j’ai un peu rêvé. Mais au final, ton voyage montre aussi qu’il y a de la place pour tous les gens bizarres et incohérents, et qu’on se cherche tous un peu maladroitement.
    Ces deux derniers chapitres en particulier, tes mots m’ont touché au plus profond. Tes mots, W., ils sont quelque chose quand même. J’ai hâte de la sortie de votre livre, et j’ai hâte de continuer de te lire, que ce soit sur MrleProf, Partenaires Particulières, ou un projet futur… Parce que, accompagnés des illustrations et de la mise en page, ce sont tout de même tes mots qui ont transcendé tes récits.. Alors merci.

  • Ana

    Maintenant qu’une partie de ta vie a été écrite, illustrée, partagée, commentée et analysée, il ne reste plus qu’a vivre la suite!
    « Les choses les plus attendues arrivent souvent par surprise »(Pierre Lemaitre)

  • Ingrid Ingy

    Belle épilogue, fidèle à tes écrits.
    J’aurai aimé trouver comme toi dans l’écriture la façon de m’exprimer pour être un peu plus comprise dans mes relations. Peut être que je n’ai pas envie d’être comprise ou d’exprimer mon mal être. Toujours est-il tu m’as fait sourire et comprendre qu’il existe des personnes du sexe opposé qui peuvent avoir une sensibilité extrême, une empathie qui ne sont pas vraiment des cadeaux dans la vie pour ma part.
    Une lectrice lilloise.

    • Ingrid Ingy

      Écrire à 2h du matin… C’est pas mon fort apparemment, désolée prof pour ces lacunes en orthographe! Mea culpa.
      Si tu as 5 min prends ton stylo rouge ;-).
      Ingrid.

  • 0Eeye0

    Je ne trouve pas les mots pour décrire mon impression après cette lecture…
    Je ne sais même plus comment je suis arrivée sur « partenaires particulières ».
    Au début je trouvais marrant ces anecdotes de rencontres sur Adopte, et au fils des lectures j’ai été prise dans un courant me donnant envie de savoir la suite (Je ne lisais plus seulement pour me divertir).
    J’ai ri, j’ai grommelé, j’ai compati, j’ai souri, j’ai eu la gorge serrée… Oui parce que je ne m’y attendais pas, je pensais que c’était des histoires inventées de toute pièce pour faire accrocher les internautes, puis je me suis rendu compte de l’exutoire que représentait ces écrits et ça m’a touché, pas seulement parce que je m’y suis retrouvé mais parce je me suis pris comme une vague de sentiments humain en pleine face.
    Il est difficile de distinguer le vrai du faux sur internet. Les émotions que l’on peut percevoir sont soit construite de toute pièce, soit signalés (indexés) avant même qu’on ait le temps de les ressentir.
    Je vous remercie pour cette belle surprise.
    J’écris un peu sous le coup de l’émotion (les mots ne me viennent plus).
    En tous je suis ravis de cette « fin », je vous souhaite une bonne continuation.
    Dans l’attente de pouvoir acheter un exemplaire de « PPes »!!!! (Et peut-être d’avoir un autographe muhahaha :3)

  • Karina

     » Je ne parle jamais dans ces histoires du trajet long et chiant qui succède à chacun des rendez-vous, où je me sentais encore plus seul qu’avant, et où, petit à petit, je me rendais bien compte que le point commun à tous ces échecs, c’était moi, forcément. »
    BONJOUR EST CE QUE TU PARLES DE MA VIE???

    Moi je te remercie pour ce blog.
    Continue à écrire.
    Ah et aussi moi mon remède c’est Twenty One Pilots.
    Des poutous.

  • Lamille

    Merde, en commençant la partie sur Elise j’étais persuadée que ça allait donner une fin bien niaiseuse, bien mignonne.. Et puis je me suis rendue compte qu’on n’était pas dans un film pour ados. Merci d’avoir partagé des bouts de ta vie avec des inconnus, d’en avoir touché probablement plus d’un par ta façon de cacher les moments difficiles sous des montagnes d’humour. Je te souhaite de te sentir bien dans tes pompes, d’être plus tendre avec toi-même, de trouver un équilibre entre la noirceur qui peut t’habiter et le bonheur auquel t’as droit. Merci merci merci pour ces excellents moments de lecture.

  • Lulu

    Ca fait quatre heures que je suis vissée sur ma chaise, à lire chaque billet de ce blog (mais pas les commentaires, sinon, j’y serais encore !) autrement dit, mon dos ne te remercie pas !
    Merci d’avoir partagé ces moments de ta vie, sans vouloir enjoliver la vérité, peut être grâce à cette esthétique de l’échec qui te semble chère. L’éternelle optimiste que je suis a espéré jusqu’au bout un happy end et je te souhaite sincèrement qu’il arrive !
    Bonne continuation (cette formule fait un peu réponse administrative mais je le sens pas trop pour un « wesh ma couille ») et à très vite sur Twitter !
    Merci encore et bravo !

  • Cleli

    Cher William,

    il y a quelques jours, ma coloc m’a parlé de ton blog. Etant aussi prof TZR (=peu de temps à la maison car beaucoup trop sur la route), j’ai eu besoin de quelques jours -3- pour parcourir tes articles. Sinon, bien sûr que j’aurais tout lu en quelques heures! Bref, merci pour ces belles heures passées à te lire. L’Amour est un sujet passionnant, tout comme les relations humaines.Donc je ne m’en lasse pas. Tu te dévoiles sans pudeur, on dirait. C’est fort.

    Je me suis posée deux questions (quasiment à chaque article):

    1) Tu te prends toujours la tête sur comment agir? comment comprendre les signes? j’essaye? maintenant? pas maintenant? …etc mais POURQUOI c’est à toi de faire ce premier pas si tu ne le sens pas? J’ai rarement pensé que tu avais mal agi en lisant tes expériences. Tu as bien fait d’écouter ton cœur ou bien ton esprit. Tu ne le sentais pas. POINT. D’après moi, il faut s’écouter et laisser faire les choses quand elles doivent se faire. Je t’avoue que ça me faisait de la peine; tu écris (donc tu penses) trop souvent que tu as foiré, que tu as pas fait ça, que c’est de ta faute. STOP. C’est aussi aux filles de se bouger, attends!

    2) Tu es toujours en banlieue parisienne dans ton collège pas cool? Ou tu as pu rentrer parmi les tiens?

    Merci si tu prends le temps de répondre. Sinon, je m’en remettrais assez rapidement. 😉
    Je n’ai pas Twitter, c’est dommage. Ton compte a l’air fort poilant!
    Bon week-end! et merci pour le partage!

  • Joul

    Salut,

    Découvert y a pas longtemps, j’ai tout lu. Whaou.

    Je me suis reconnu. Pas les mêmes goûts, pas les mêmes aspirations, pas les mêmes problèmes de tous les jours, mais… même type de sensibilité, mêmes difficultés à aborder l’autre, homme ou femme d’ailleurs. Discuter de la pluie et du beau temps, non merci. Et pourtant, comment sociabiliser sans tenir ce genre de conversation? Je voulais être comme tout le monde. Il m’a fallu du temps pour me rendre compte que je ne rentrerai pas dans le moule, encore du temps pour l’accepter et encore du temps pour réussir à m’en foutre.

    Pour résumer : caractère associal fort prononcé, mal-être en société, site de rencontre, 2800 km de distance, mariage après 2 ans et toujours mariés après 13 ans. Mon épouse ne comble pas un manque, elle n’est pas un pansement sur mes plais ouvertes, elle ne joue pas le rôle de tampon entre moi et le monde et elle n’est pas mon alter-ego. Elle est elle et pour un tas de raisons, nous sommes bien ensemble. Les principales, nous avons les mêmes envies, les mêmes besoins et les mêmes dégoûts profonds. Après, la difficulté est de s’accorder sur nos différences pour comment mettre tout cela en forme, en musique ou en page, car si nous sommes d’accord sur les buts à atteindre, il faut encore faire le chemin ensemble et c’est là le plus amusant, car nous pouvons confronter nos idées, nos expériences et nos cultures qui sont si différentes.

    Dans les commentaires que j’ai pu lire, outre l’admiration du style et du talent que je partage pleinement, certains parlent de failles, de courage ou d’équilibre à trouver. Je ne pense pas qu’il y ait de faille et le seul courage à trouver est de faire la paix avec soi-même et de s’accepter comme on est. L’équilibre est là, il ne doit pas être trouvé, il doit simplement être accepté. Bon aussi, c’est juste mon avis, hein, basé sur mon vécu et ma culture. Si j’avais la science infuse, on m’appellerait Dieu le père et je serais dans un asile de fou.

    Tu écris que tu est moins bien en réalité, que tes textes sont enjolivés. Le sont-ils réellement? Et puis, c’est ça l’écriture, n’est-ce pas? Mais de là, à être moins bien… Différent surement. Mais pourquoi moins bien? Par rapport à qui, à quoi, à quel référentiel? Ensuite, comment pourrais-tu, même avec tout le talent du monde, écrire en ces quelques lignes de blog qui tu es, avec toutes tes complexités et tes simplicités. Il faut être réaliste.
    Par contre, là où tu t’acceptes et où tu es toi-même, c’est quand tu écris, quand tu veux faire accepter ton projet de bouquin et que tu te bats pour y arriver, que ce soit par la porte ou par la fenêtre.
    Ne pas faire comme tout le monde, faire ce qu’on ressent comme nécessaire pour soi. Voilà la réalité de chacun et le vrai « combat » à mener. Cela ne garantit pas l’absence d’échec, mais la conclusion ne sera pas « j’ai échoué ». Ce sera « c’était impossible, passons à autre chose ».

    Voilà ce que m’inspire ton blog. A toi et aux autres lecteurs de prendre cela comme ils veulent, ou de ne pas le prendre du tout d’ailleurs.

    Maintenant, que j’ai écrit tout ça, supprimé la moitié, réécrit cette moitié autrement, resupprimé une bonne partie pour encore la réécrire en essayant de faire plus court, plus direct, plus juste, … que faire? Le poster et m’afficher, me livrer même en très petite partie? Le supprimer avec le sentiment de m’être soulagé car il fallait que je réagisse à ton oeuvre? Le réécrire une énième fois pour finalement me reposer la même question à la fin?

    Bonne vie à tous et soyez vous-même.

  • Azura

    J’ai lu toute ton histoire cette semaine, j’avais beaucoup de retard mais chaque chapitre était magnifique, drôle quand il le fallait et extrêmement touchant.
    Comme beaucoup d’autres l’ont dit on se retrouve dans cette culpabilité constante et j’espère que tu pourras un jour réussir à la surmonter et à t’autoriser à être heureux, parce que putain que c’est dur.

    Bon courage pour ta fin d’année scolaire du coup, et merci à Wiwi et a toute l’équipe pour ce travail titanesque et empreint d’une incroyable sensibilité.

    ‘Me reste plus qu’à réussir le Rdv dont vous êtes le héros. Une quête éternelle de plus.

    Des bisous à vous tous !

  • Groumpf

    Putain de merde.

    « Putain de merde », c’est le résumé de ma lecture de A à Z de ce blog cette semaine, pour finir, ivre, sur cette grosse claque dans la gueule, me renvoyant très vite à ma propre solitude, ma relative incapacité à communiquer avec l’autre, ma sensibilité exacerbée… et une pointe de jalousie pour ta plume, tes descriptions fabuleuses, et cette réelle sincérité (j’hésitais avec passion) qu’on ressent en lisant page après page tes aventures (cette phrase est beaucoup trop longue).
    Je sais même pas comment finir ce commentaire de manière classe, fchié. Ha ouais, bravo au reste de la team pour les illustrations et la mise en page, ça apporte un vrai plus à la lecture, c’est sacrément chouette.

  • Dorothée

    Après 2 journées à traîner sur ton blog je fini tout en tristesse par cet épilogue. C’est pas bon pour moi ça ! (ni pour toi d’ailleurs). Merci pour ces récits qui m’ont fait rire, voire éclater de rire parfois (coucou la partie de jambes en l’air sur Opus !!), où j’ai pu parfois m’identifier (c’est un peu moins fun ça par contre). Merci aussi à Pauline pour les dessins, ils ponctuaient parfaitement tes écrits. Ils m’ont bien fait marrer aussi !
    Bon par contre je ne te remercie par pour ça : je viens d’aller checker le facebook de Partenaires Particulières voir si d’autres trucs bien m’attendaient et là … Again d’Archive, ma référence musicale des périodes merdiques : allez bim, retour 10 ans en arrière sur une histoire aussi dure à digérer que celle que je viens de lire. Life is life.
    Au fait, fais ton livre, je l’achète direct !

  • David.R

    Qui sait,n’est-ce peut-être la qu’une fin temporaire de ce récit? Peut-être que la vraie fin,elle se terminera sur un sentiment de joie?
    J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce Blog.
    C’est quelque chose de poignant,la façon dont tu fais tes récits.
    (respect)

  • Pirouette KkWet

    Bonjour!

    Tout d’abord Bravo! Se livrer est parfois difficile et l’écrit est souvent le meilleur moyen.
    J’ai dévoré ton blog en peu de jours, comme beaucoup d’autres 😉

    Je suis même plutôt ravie de l’avoir découvert que dernièrement: j’ai pu suivre ton périple « amoureux » du début de tes confessions jusqu’à cet épilogue.
    Ton style d’écriture se dévore. Et l’on comprend pourquoi de nombreuses demoiselles sont tombées sous le charme de tes échanges via les sites de rencontre/mail/SMS.
    Les dessins, comme l’ont si bien souligné d’autres commentatrices ( et quelques commentateurs), donnent plus de punch au récit.

    Mais cet épilogue…. quelle tristesse…. Moi qui vit dans un monde de bisounours dans lequel tout le monde finit par vivre heureux et bien accompagné… Non cher Wiwi tu ne parviendras pas à ruiner toutes mes espérances!

    Je te souhaite une bonne continuation dans tous tes projets, sans que ces derniers ne te « bouffent » le cerveau et ta vie : )

    A bientôt dans une autre de tes projets auquel je suis certaine de m’intéresser.

  • Amandine

    J’ai lu toutes les histoires en 3 jours… Addictif touchant et tellement proche de la réalité de ce site et la vie… Pour avoir fait presque 1 an et demi dessus, fait 10 rencontres concluant toujours autour de la même chose c’est quand même là que mon mari m’a trouvé et ça fait déjà 7 ans de relation…
    Cet épilogue était si triste que j’en ai eu les larmes aux yeux!!
    Bravo pour tout ce que tu fait!!

  • Anonyme

    Binge reading terminé … et même si je me suis bien marrée, j’ai aussi bien failli pleurer :’)
    Bien ouej l’équipe, très joli travail !!

  • Alice

    J’avais déjà lu ton blog une fois. L’histoire de la punk à chien et quelques autres. J’avais été vraiment, vraiment, et ça m’avait fait un peu réfléchir. Depuis un moment maintenant je te suis sur twitter et aujourd’hui, grâce aux Inrocks je retombe sur ton blog. Merci pour tout ça. Ce personnage que je reconnais, ces questionnements existentiels que je connais si bien, sur la relation, l’amour et la solitude. Merci pour tout et n’abandonne rien, il y a forcément quelqu’un quelque part.

  • ikki75

    Les gens qui se plaignent d’une fin triste sans se rendre compte que c’est juste ta vie que tu racontes… Ça ne te consolera pas mais on est tous dans cette galère, limite à en être heureux d’être triste. Tu as au moins ton talent et tes créations comme produit de tout ce chaos et ça, c’est quelque chose de bien réel qu’aucune relation ne pourra t’enlever. Sois fier de ce que tu es, de ce que tu crées, de ta vision unique et personnelle, bien que parfois enjolivée, que tu nous partages. Je comprends le sentiment qu’a eu Flore mais je comprends tout autant ce besoin irrésistible de t’exprimer, d’exister. C’est ton psy, ta thérapie, ta prise de recul, ton exutoire. Te demander d’abandonner cela c’est te demander d’être quelqu’un que tu n’es pas. Tu n’es pas un connard d’avoir continué ce blog jusqu’à la fin que tu as choisie tout comme tu n’es pas un connard de devoir respirer à chaque instant. La personne qui t’aimera vraiment te comprendra, comprendra cela et ne souhaitera pas enfermer l’ombre de toi-même dans une cage dorée. Continue à créer my dear, on continuera à te lire, je continuerai à te lire avec passion et à déceler une partie de moi-même dans chacun de tes récits.

  • Anthony

    J’ai découvert ce blog y’a 2 jours (merci Amelie Poulain)… j’ai bu ça comme du petit lait, j’ai parfois cru que c’était ma bio que tu écrivais 😉 et je me suis attaché à ce Wiwi mais maintenant???. :'( je suis triste que ça sois fini : dis tu veux pas te prendre 2 ou 3 râteaux de plus? 😛
    Je vais trouver tout ce que Monsieur le prof peut écrit et …. lire. Merci.
    Et pour les illustrations, un peu bizarre au début ce coté coloriage, mais en fait c’est juste génial et va parfaitement avec cette mise en page.

  • Benjam'

    Mec ! J’ai découvert ton blog ce midi. Je l’ai fini à 17h. C’était long, beau, prenant. Et court à la fois !
    J’ai adoré le format, le contenu, les cliffhanger (qui avaient néanmoins, moins de piquant, la réponse venant quelques 30 secondes plus tard), les dessins, les manière de décrire les gens.
    En fait, en arrivant au bout, j’ai été déçu. Logique en somme. J’en voulais plus. Après, étant donné que c’est ta vie, peut etre eut-il mieux fallu que cela s’arrête là.
    Du coup, je cours acheter ton bouquin en librairie !
    En somme, Merci !

  • Alp4cat

    J’ai essayer d’écrire j’y arrive pas alors on va faire simple : merci. D’avoir partagé ce bout de toi avec nous, de nous avoir fait plongé dans une partie de ta vie. Je sais bien que le Wiliam entier n’est pas raconté ici mais j’ai quand même l’impression de m’en rapprocher un peu et parfois de m’y retrouver. Du fond du coeur merci.

  • Will

    Pardonne mon langage mais, putain quelle claque. Vraiment. Non mais vraiment.
    J’étais, ce matin en cours de finance et, n’étant pas la personne la plus studieuse, j’avais besoin d’un bon passe temps. On m’avait parlé, en bien (mais très rapidement) de ce blog.
    J’ai entrepris une lecture d’abord distraite, puis, peu à peu terriblement impliquée de tes aventures. Moi qui m’attendais naïvement à lire des anecdotes amusantes et légères sur les sites de rencontres, je me retrouvais face à une mise à nu très profonde, pleine de maturité et de réflexion. Ton oeuvre est très personnelle, mais dans le même temps, et c’est peut-être un effet cause-conséquence, me parle beaucoup, j’avais parfois l’impression de lire ma propre biographie (d’autant que l’on partage le même prénom). Et en lisant les autres commentaires, je me rends compte que je suis loin d’être le seul. C’est ce que j’aime dans ton oeuvre . C’est que, en plus de son (excellent) aspect humoristique, elle arrive à faire passer quelque chose d’universel, et de fort qui parle vraiment aux gens. Elle m’a vraiment touché et inspiré. (J’espérais secrètement un happy-ending, j’avoue. Mais au final, c’est sûrement mieux ainsi.)
    Dans tous les cas. MERCI pour cette matinée de lecture et au plaisir de suivre tes futures créations. Et félicitation pour le rendu, pour l’illustration, pour la mise en page, pour le site. C’est vraiment un travail de fou, ça se sent et le résultat final est largement à la hauteur.
    Je vous remercie encore.
    Chaleureusement.

  • Mick

    Je viens de lire l’intégralité de ton blog… après avoir dévoré ton bouquin Point Final.
    Dans les 2 je m’y suis un peu retrouvé, tu y parle beaucoup de solitude et de difficulté à aller vers les autres. Je crois que c’est ce qui me définit le mieux actuellement. Je vais finir par croire que tu est mon modèle, moi qui me dirige vers le métier d’enseignant ^^
    Mais donc j’ai trouvé ce blog très poignant et sincère, parfois un peu cru mais jamais trop, la vie est crue elle aussi de toute façon.

    En tout cas, entre ce blog et ton livre, tu m’aura marqué Wiwi, tu peux en être certain ! (en plus quand ça se passe en Bretagne, ça me paraît toujours plus proche de moi !)

  • Mel

    Vraiment bravo à tout les 4 c’est splendide et j’ai adoré ! Je ne suis pas blog mais je n’arrivais pas à lâcher mon tel pour te lire !
    Maintenant faudrait faire un sacré travail sur soi pour apprendre à être heureux

  • marie

    Bonjour,
    Bravo pour tout. Vous lire fut un plaisir, vos mots coulent et j’avais du mal à retenir mes yeux qui voulaient aller plus vite que mon cerveau (ceci n’est pas de l’auto-dénigrement :D).
    Évidemment je ne m’attendais pas à cette fin, bercée par notre culture du happy end.
    Bonne continuation et belle vie à vous, merci d’avoir partagé !

  • Unpoissonmort

    Vers 16 heures, à la Gare SNCF de Perpignan,
    J’ai vu un homme qui mangeait une endive pour son goûté, cru, comme un croissant.
    Il ressemblait au dessin de monsieur leprof qui est illustré sur les bd de ce blog.
    Ce qui rendait la chose full bizarre.
    C’était un crudivore qu’il a dit.
    Il voulait pas dire d’où la pratique du mangeage d’endive pour le goûté était courante.

  • Q.

    Bravo ! J’ai dévoré l’intégralité des chapitres d’un seul trait ! quel talent d’écriture ! Moi qui lit tres difficilement par flemingite aigüe ou par difficulté d´accrocher apres quelques lignes, j´acheterais le soit disant livre rien que pour le relire et prendre plaisir à se replonger dans ses aventures plus que particulières. Pour Nöel…2017 ?
    Au plaisir,
    Un admirateur

  • Farah

    Woaw… Je viens de m’avaler tout ton blog en un après-midi au lieu de réviser mon CAPES. J’ai adoré ton récit. J’étais totalement happée, je l’ai dévoré, je lisais une ligne et j’attendais déjà avec impatience la suivante, je me suis tapé des barres de rire, j’ai presque versé une larme, j’ai été prise d’une vague de spleen, je me suis arrêté dans ma lecture pour penser en regardant dans le vide pendant dix minutes, j’ai enregistré une des magnifique illustrations pour l’imprimer et l’afficher dans ma chambre… C’était génial, merci !

    La lecture s’achève et je suis triste pour toi William. Parce-que je te comprends trop bien, que tes réflexions font écho en moi. J’ai connu ça il y a quelques années et c’était d’ailleurs une période où j’étais très productive dans mes écrits. Je vivais dans mon monde imaginaire, j’étais très inspirée et mes professeurs louaient plutôt mes qualités d’écriture. Et puis je suis arrivée à l’université, j’ai rencontré une bande d’amis qui m’a montré une autre réalité que celle de mon imagination. Petit à petit, j’ai commencé à aller mieux. Petit à petit, j’ai écrit de moins en moins, ou alors par périodes, quand le spleen revenait. Aujourd’hui, je ne ressens plus ce besoin viscérale d’écrire, ce n’est plus le refuge qui me maintenait. Du coup, je sais pas si on peut écrire et être heureux. Tu crois toi ? Pour ma part, toute mon inspiration était tirée de mon envie d’évasion, de fuir le monde réel pour celui (tout aussi réel?) de mon imagination. Plus j’allais bien, plus mon inspiration disparaissait. Quand je commençais à aller bien, j’ai eu peur au début, de perdre cette image de rêveuse malheureuse aux questions existentielles. #poètemaudit C’était mon identité, c’était le seul truc vivant en moi. Maintenant j’ai accepté d’avoir perdu cette part de moi, je l’ai remplacée par des amis plus présents, des moments avec ma petite sœur… J’espère que je n’aurais plus jamais l’inspiration d’écrire. Je ne veux plus passer des heures devant mon écran à me laisser emporter par mes mains tapant sur le clavier. Je veux créer mais différemment. J’espère que toi tu arrives à écrire et être heureux.

    Voilà, euh… ça fait un peu raconte ma life ce que je viens d’écrire mais j’avais envie de partager mes réflexions et puis après tout, si tu as publié tout ça, c’est bien pour qu’on réagisse.

    Ah ouais et aussi, je crois qu’on passe tous par cette idée que l’autre va nous sauver, combler ce qui manque en nous. Puis c’est en essuyant des échecs qu’on comprend que la solution n’est qu’en nous… Perso, je me suis promis de ne plus être en couple tant que je n’aurais pas appris à m’accepter totalement. Mais comme dans la réalité des faits, il est probable que si quelqu’un me plaise je ne résiste pas, je me hâte et me motive grave à travailler sur moi-même hahahaha

  • Audrey

    Evidemment qu’on dit oui j’achète avec des histoires et des illustrations comme ça ! Si vous en faites un livre je serai ravie de me précipiter pour l’avoir !!! Une fois commencé on ne peut plus s’arrêter de lire et c’est le meilleur signe qui soit ! Je suis sûre que ça va fonctionner, j’y crois 🙂

  • Ohputaincon

    C’est assez déprimant.
    Ça commence dans le boudin et ça finit dans le boudin. Fucking épanadiplose !

    Manque plus qu’un : et l’auteur à fini par se jeter d’un pond après avoir fait une énième fois un rendez-vous foireux et foiré.

    Ça mérite une blague nulle :
    Qu’est ce qu’un cochon qui voyage tout autour du monde ?

    UN TRANSPORT !

  • Ynnavos

    Suite à ta publication sur fb sur la version longue de « Adopte Un… Mec ? », j’ai découvert ton blog et j’ai lu toutes tes histoires. Arriver à l’Épilogue m’a donné l’impression de sortir d’une bulle, de retrouver le vrai monde, et mon petit cœur est brisé.
    Je ne te connais pas, et pourtant en te lisant je me suis attachée à ce personnage. Je vivais ses espoirs, ses déceptions (jusqu’à me lever de ma chaise quand une histoire qui partait si bien finissait en échec cuisant, c’est véridique mais un peu pathétique je l’avoue), ses peines. Et j’étais tenaillée par cette envie de sauver ce pauvre William malmené par la vie, trop gauche, incompris, et lui dire « moi j’ai le décodeur » (merci à mon besoin irrépressible de sauver les autres pour me sentir exister), mais au fond a-t-il envie d’être sauvé ? Et je dis ça en espérant ne pas tomber dans la catégorie des « lectrices qui s’attachent plus que de raison au personnage/à l’auteur » mais j’ai conscience que ça y ressemble.
    Tes réflexions sur les relations, sur la solitude, sur la vie en général ont fait écho en moi comme en beaucoup d’autres lecteurs au vu des commentaires. J’ai dit un jour « Quand on souffre, on se sent vivant », et l’adolescente que j’étais à l’époque et qui aimait elle aussi écrire avait fait le même constat que toi : on aime se complaire dans notre malheur parce qu’on s’en nourrit, parce qu’on n’écrit pas quand tout va bien.
    Alors je voulais te remercier de m’avoir refait vivre ces sentiments, même si ce soir j’ai le cœur à l’envers. Je crois que mes prochains rendez-vous Tinder auront un goût amer.
    Vu le nombre de personnes qui te suivent j’imagine bien que tu n’attends pas mon approbation, mais surtout n’arrête jamais d’écrire.

  • Guillaume de Longuemar

    Ma copine m’a fait découvrir ce blog tout à l’heure et j’ai lu l’intégrale en une nuit.

    Au fil des premiers chapitres légers, drôles et distrayants je me suis laissé entraîner puis aspirer par la profondeur du récit, dont l’issue est carrément déchirante. Je suis bouleversé. L’universalité des sujets et la franchise avec laquelle ils sont traités ne peuvent à mon sens qu’atteindre au plus profond le lecteur… Je m’identifie personnellement à beaucoup des ressentis décrits. Pour ne citer que quelques uns des exemples qui me parlent de la manière la plus poignante : attendre que quelque chose vienne bousculer le néant du quotidien ; se perdre dans les yeux pleins de vie qui vous regardent ; une histoire similaire de départ au canada fin août et d’un séjour là-bas 4 mois plus tard ; l’absurdité drôle (a posteriori) mais désespérante (sur le coup) du gouffre entre les interminables échanges sur MSN et l’incapacité à échanger en face quand on était plus jeunes ; les hésitations suprêmes et les regrets ; la sublimation de l’échec et de la tristesse ; et enfin et surtout l’omniprésence d’une Ex à l’esprit, de morceaux de bonheur parfait qui vous hantent le soir, le matin, et resurgissent parfois sans crier gare… J’admire que vous ayez réussi à tisser votre relation ainsi ; la mienne d’Ex, de manière beaucoup plus banale sans doute, disparaît tranquillement dans les limbes de ma mémoire, puisque je crois avoir trouvée celle qui lui volera sa majuscule si un jour elle me quitte (faut bien que je fasse un peu de lèche au cas où elle lirait mon commentaire ^^).

    Je n’aurais en tant normal jamais partagé ça dans un commentaire mais comme l’auteur assure à multiples reprises que c’est pour lui un grand plaisir que de lire certaines réactions, je me suis dit que peut-être l’effort que ça me demandait était bien peu pour saluer une telle oeuvre. Bravo à toute l’équipe, j’espère que vous vous sortirez du projet d’édition de ce blog en livre (l’achèterai avec plaisir) et de vos autres projets.

  • Abisko

    Bravo le veau ! Je viens de passer deux heures trente à lire ton (très très bon) blog au lieu de préparer le concours de bibliothécaire (c’est pas aussi dingo que l’agrèg ou le Capes, mais je fais ce que je peux). J’hésite encore entre la satisfaction et la culpabilité. Cette petite bafouille pour dire que, même si j’ai découvert ce blog après la guerre (et quelle guerre!) j’en ai adoré chaque ligne. La preuve, j’ai tout binge watché (pardon pour ce franglais ignoble). Je ne sais pas où en est ton projet de publier « Partenaires particulières » mais sache que lorsque le livre sortira, il trônera dans ma bibliothèque. En somme, merci pour ces récits sensibles, honnêtes (je l’espère) qui subliment la noirceur de la solitude et des tentatives amoureuses. Je pense que ton histoire est d’utilité publique : elle nous rappelle à tous que l’on doute, qu’on souffre, qu’on ne mérite pas toujours nos échecs et parfois si. Qu’on ne mérite rien et tout à la fois. Que c’est parfois très dur de se confronter à l’altérité. Que la vie c’est épuisant mais qu’on en redemande toujours. Tu te vois Sisyphe, pourquoi pas Prométhée ?

  • Camille

    Cher William,
    Je viens de tomber sur ton blog, et bien que les compliments n’y manquent pas, je vais tout de même y ajouter les miens.
    J’ai dévoré tes histoires. Très vite, je n’ai pu m’en détacher. Ce que je prenais au départ pour un divertissement, des anecdotes de la vie croquée par l’écrit et le dessin, s’est révélé être puissant, profond, beau. Pas uniquement parce que tu te livres et raconte sans masque, mais surtout parce que tu te racontes dans une grande variété d’interactions. J’ai acquis la conviction, dans mes histoires personnelles, que l’autre est un sacré miroir, qui me permet de réaliser que j’ai tant de chose à découvrir et me confronte sans cesse à moi-même. Et j’ai eu la sensation que tu racontais, à travers le besoin-prétexte d’une quête de l’autre, une très sincère quête de toi-même, te confrontant sans cesse à de nouveaux miroirs. C’est pourquoi, je pense, tes écrits m’ont beaucoup touché.
    A lire ton blog d’un seul coup, la densité de tes expériences est forte. Tu y évoques une solitude profonde, ressentant intensément chaque émotion, et pourtant, je pense que tu as rencontré, de cœur à cœur, bien plus d’êtres humain que beaucoup de gens. J’ai l’impression que beaucoup de personnes se réfugient dans le cynisme, le divertissement ou la routine pour ne pas faire face à leur difficulté, leur incapacité ou leur peur de rencontrer l’autre, pleinement, sincèrement. Ton blog montre un élan tout à fait inverse, c’est pourquoi il me remue et m’émeut. Merci donc pour ce partage, pour cette création.
    J’ai mis longtemps à me rendre compte que chaque moment sincère avec l’autre n’était pas une impérieuse nécessité répondant à une soif d’amour. Plutôt un cadeau que nous offre la vie, la possibilité de découvrir l’autre et de se redécouvrir, nous rendant vivant, et qu’en cela, c’était extrêmement nourrissant. J’espère donc que tu parviendra/parviens déjà de plus en plus à te nourrir de tes rencontres, de ces liens que tu créé. Certaines choses ne changent jamais ? Que nenni ! Le chemin est long, mais on est capable de tant de révolutions ! Merci encore, Camille.

  • Lafiotte

    Bonjour William,

    Comme beaucoup d’autres j’ai adoré parcourir ce blog. Je ne vais pas m’étendre sur le sujet car d’autres l’ont déjà fait et avec un bien meilleur vocabulaire que le mien mais tu as une plume exceptionnelle.
    Lire sur un écran n’est pas chose aisée en ce qui me concerne mais tu as su me tenir en haleine jusqu’au bout.

    Je sais que ce n’est pas bien vu de ramener les choses à soi mais je vais le faire quand même.

    Mes parents ont toujours été pour moi un véritable exemple en terme de couple. L’amour se lit dans leurs regards, les petites attentions, mon père qui se morfond dans le canapé quand ma mère n’est pas à la maison (même si elle rentre une heure plus tard), ma mère qui ne fait rien tant que mon père n’est pas rentré du travail parce que « c’est pas pareil de faire des trucs sans ton père »…etc… sur eux également on pourrait écrire pas mal de chapitres.

    Bref toutes les rencontres que j’ai pu faire une fois adolescente puis adulte, et bien, j’ai eu le malheur de les comparer à leur relation.

    Et durant tout ce temps ma mère n’avait de cesse de me répéter « Quand ce sera le bon tu le sauras », ça avait le don de m’agacer!!
    Parce que des bons je pensais en avoir rencontré tout de même!

    Et bien non!!

    Je l’ai rencontré Le Bon un jour, celui qui a éclipsé tous les autres (attention je ne les oublierai jamais et ils m’ont aidé à devenir la femme que je suis aujourd’hui), l’amour que nous nous portons égale largement voire surpasse (j’aime surtout l’idée que cela puisse être le cas) celui que mes parents m’ont mis sous le nez pendant tant d’années.
    Et pourtant rien était gagné car j’étais en couple et fiancée lorsque nous nous sommes rencontrés, mais comme le disait ma mère: Quand c’est Le Bon tu le sais.

    Prends confiance en toi, ne crois pas que tu n’existes qu’au travers d’internet ou de tes élèves.
    Tu t’es livré sur ce blog, tu te dévoiles au quotidien sur Twitter, chacun d’entre nous peut remarquer la belle personne que tu es.
    Il faut simplement que tu en aies conscience.

    Dans tous les cas le jour où tu rencontreras La Bonne, tu verras la magnifique personne que tu es dans le reflet de ses yeux (ça peut paraître nian nian mais c’est la vérité).

    Je te souhaite d’être heureux

  • Noémie

    Bravo ! J’ai lu tout le blog j’ai vraiment aimé, autant marrant que touchant. Un bonheur à lire. Mais une question me vient : quelle est ta recette des croques monsieur ( surtout ceux au chocolat) ? Tu en parles souvent je m’adresse donc à un spécialiste 🙂

  • Agnès

    Je viens de tomber sur ce blog après avoir lu une interview de l’auteur sur les Inrocks et comme je suis logique, j’ai commencé par l’épilogue. Je connaissais déjà les bons mots de Monsieur le Prof. Je m’attendais à quelque chose dans ce genre. Eh bien non ! Je suis vraiment surprise par le ton.

    J’aime beaucoup, ça m’a rappelé Musset qui aimait exhiber ses sentiments et sa tristesse et cet épilogue sur la solitude, ça m’a rappelé « La Nuit de décembre » du même poète. C’est la première fois je crois que je lis un texte écrit par un contemporain, jeune en plus, qui me donne l’impression d’être tombée sur quelqu’un qui a un vrai talent d’écrivain.

    Je vais lire la suite (le début plutôt) maintenant. 🙂